Connaissez-vous SoKo ?

Stéphanie Sokolinski, une jeune comédienne française, enregistre quelques chansons chez elle sur son téléphone. Afin de remercier un ami musicien new-yorkais de l’avoir hébergée, elle lui adresse une de ses chanson via MySpace. Petit à petit, elle publie plusieurs titres sur son compte. Elle se retrouve rapidement parmi les artistes les plus écoutés de la plateforme.

Soko Not Sokute

Une rencontre va lancer sa carrière de chanteuse pop-folk. Thomas Semence, guitariste de Jean-Louis Aubert l’aide à produire un EP de quatre titres intitulé Not Sokute. Ils le pressent à seulement 1000 exemplaires. La version digitale est distribuée par Believe Digital, du 20 avril 2007 au 12 novembre 2008. Ne cherchez pas cet EP, il n’est plus disponible. Aujourd’hui elle le renie, le trouvant trop joli et trop orchestré. Mais parmi les quatre titres figure I’ll kill her qui deviendra un succès international.

Un DJ danois repère la chanson I’ll kill her sur MySpace et la diffuse en boucle dans l’émission De sorte spejdere de la radio P3. D’autres radios suivent rapidement : Triple J en Australie, Studio Brussel, Radio 1 et Pure FM en Belgique et 3FM aux Pays-Bas. Suite à ces nombreuses diffusions, I’ll Kill Her devient n° 1 sur iTunes au Danemark, et n° 3 du classement de single l’Ultra Top 50 en Flandres (Belgique).

Babycat Records

 “Je voulais juste écrire des chansons qui avaient un sens pour moi. Je ne voulais pas de tournées, pas de promo, pas voir ma tête dans les magazines. J’annonçais mes concerts sur Facebook la veille. Ça me touchait que les gens viennent me voir parce qu’ils l’avaient décidé.” (Les inrocks 2012)

Soko - Not Sokute

La chanteuse qui n’avait jamais fait de concerts auparavant, joue plus d’une centaine de fois en dix mois et est invitée par les plus grands festivals français et internationaux : le Printemps de Bourges, les Eurockéennes, les Francofolies, Glastonbury… Elle est également invitée à chanter pour l’after show du défilé de Stella McCartney.

Sollicitée par de grands labels, SoKo préfère rester indépendante et décide créer le sien, Babycat Records. Elle signe tout de même pour ses albums suivants un contrat de licence qui lui permet de conserver sa liberté artistique avec le label Because Music.